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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 23:20

 

 

La famille de la ministre disparue en mer le 28 août a donné une conférence de presse radio-télévisée pour donner les résultats de sa propre enquête, ce 22 novembre 2011, et ce, pour suppléer au black-out opéré par les autorités sur cette affaire. Voici, traduit en français, le rapport originellement en malgache (voir article précédent).

 

 

Rapport de la commission d’enquête sur la mort de la ministre de la Population et des Affaires sociales, Nadine Ramaroson et de ses collaborateurs.

 

Plusieurs points concernant la mort de Nadine Ramaroson et de ses collaborateurs à Soanierana Ivongo ont fait naître le doute et n’ont pas trouvé de réponses cohérentes.

 

- Le capitaine n’avait pas d’autorisation de transporter des passagers de Sainte-Marie à Soanierana Ivongo, et son aide n’était pas un marin disposant du «livret professionnel» mais avait été recruté parmi le tout-venant.

 

- Le propriétaire de la vedette n’a pas été auditionné, ni mis en examen bien qu’il ait enfreint la loi, sa vedette ne disposant pas de l’autorisation de transporter des passagers en haute mer (Sainte-Marie – Soanierana Ivongo), mais étant juste dédiée aux promenades en mer (visite des baleines).

 

- Le responsable de l’AMPF à Sainte-Marie n’était pas au courant du trajet de la vedette et de  son intention de faire la traversée jusqu’à Soanierana Ivongo, ce qui est confirmé par l’absence de «manifeste».

 

- L’explosion a été traitée de manière superficielle dans les journaux, la radio et la télévision nationales, alors qu’elle a provoqué la mort de plusieurs personnes.

 

Qui protège qui? Qui s’efforce de cacher la vérité? Qui n’a pas pu mener à bien l’enquête? Et pourquoi n’y a-t-il pas eu des dispositions prises depuis? Ni la famille, ni le CSDN n’ont reçu de rapports jusqu’à présent.

 

 

Plusieurs évènements se sont produits avant ce drame :

 

- La ministre avait fait savoir par l’intermédiaire d’une télévision privée qu’elle disposait de preuves sur des actes de corruption de haut niveau et sur le trafic du «bois de rose», et avait martelé qu’elle ne désirait pas être complice de tout cela.

 

- Elle avait déposé une plainte le 17 juin 2011 (voir article : «Nadine était menacée de mort»), pour les menaces de mort qu’elle et ses collaborateurs avaient reçues. Sa plainte était celle d’un membre du gouvernement mais personne n’a écouté, enquêté ou donné un quelconque poids à cette requête.

 

- Elle avait déjà été menacée, et pourtant, on l’avait encore désigné par trois fois pour des missions situées en «Zone rouge», dans la région du Melaky. Elle n’a pas pu choisir, comme ses collègues. 

 

- Les litiges fonciers qui ont choqué la ministre par ses aspects injustes et inacceptables, Amparihingidro, Faharetana Arivonimamo… lui ont valu d’autres menaces aussi bien par téléphone que par divers canaux.

 

 

La ministre avait beaucoup d’ennemis à cause de la Justice et de la Droiture dont elle a fait preuve, et à cause de l’amour qu’elle avait pour son pays et pour ses concitoyens.

 

 

Certaines attitudes du pouvoir lors de la mort de la ministre et de ses collaborateurs posent questions :

 

- Le ramassage du journal «Ao Raha»… qui avait titré «Des hautes personnalités mises en cause dans la mort de Nadine Ramaroson» (par une 4x4 blanche dans tout Antananarivo)

 

- L’absence de «minute de silence», simple marque de respect, pendant toutes les cérémonies officielles sur le territoire national, surtout à Miarinarivo Itasy lors de la Journée internationale des femmes rurales, où le chef de district de Miarinarivo a pris la parole. Lors de son discours, il a affirmé que «la nouvelle ministre de la Population est la femme du Premier-ministre (Vital)». Cette annonce a été faite devant les personnalités venues assister à cette célébration.

 

A cause de tout cela, et de toutes les preuves qui sont en notre possession, nous déclarons de manière publique et ferme qu’il ne s’agit pas d’un accident mais d’un « ASSASSINAT »

 

La vedette ne s’est pas retournée à cause d’un transfert de poids comme vous le constaterez sur les photos !

 

Et parce qu’il y a une commission désignée spécialement pour mener l’enquête, dont on n’a obtenu aucun résultat 3 mois après la mort de la ministre de la Population et des Affaires sociales,

 

Nous demandons à cette «commission tripartite» de sortir les résultats de ses investigations à brève échéance. Ceux-ci doivent être à la hauteur du temps qu’elle a pris pour enquêter.

 

Nous sommes dans l’obligation de tout faire pour sortir la vérité ! Nous avons besoin de connaître la juste réalité !

 

Nous donnons l’assurance au peuple que la suite de nos recherches sera bientôt publiée.

 

 

 

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Published by Alain Rajaonarivony
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